Collaboration, tu y vas fort. Un grand débat qui aujourd'hui n'est pas encore refermé. Source Wikipédia. - Seconde Guerre mondialeEn 1939, les usines de Billancourt sont parmi les premiers fournisseurs de matériel de guerre pour l'armée française. En mai 1940, Louis Renault s'envole pour les États-Unis afin d'y accélérer la production de chars de combat et résister à l'avancée allemande. Il y rencontre le président F. D. Roosevelt ainsi que plusieurs industriels et généraux américains. Mais il est trop tard. En son absence, ses usines sont réquisitionnées par la Wehrmacht et, une fois qu'il est de retour à Paris, deux ateliers, détachés de l'usine, sont contraints de réparer des chars de combat (Renault), à la suite d'un accord intervenu entre François Lehideux, neveu par alliance de Louis et administrateur des usines Renault, le baron Petiet, président de la Chambre syndicale des constructeurs d'automobiles et le ministre allemand Schmidt. Les usines Renault sont en effet passées sous administration allemande sous tutelle de Daimler-Benz. L'usine fonctionne au ralenti, notamment en raison du manque de matières premières, des pénuries d'énergie, des conséquences des différents bombardements (3 mars 1942, 4 avril et 15 septembre 1943), mais aussi du manque d'entrain de Renault, de ses ouvriers et collaborateurs à satisfaire les exigences de l'occupant. La production des usines Renault pendant l'Occupation représentera environ 60 % de la production de la seule année 1939 pour la France, et 29 % de celle du mois de mai 1940 pour la Défense Nationale. Renault fabriquera moins de camions que Citroën avec un effectif pourtant deux fois supérieur.
Au cours de l'Occupation, les très sérieux problèmes de santé dont souffre Louis Renault (insuffisance rénale majeure) s'aggravent. Il devient aphasique, ne parvient plus à tenir de conversation, ni à écrire.
Après la libération de Paris, il est accusé de collaboration et la presse écrite se déchaîne contre lui. Un mandat est délivré contre lui le 19 septembre 1944 pour "atteinte à la sûreté extérieure de l'État". Le 23 septembre 1944, malade, il se rend librement à la convocation d'un juge qui l'inculpe et le fait aussitôt incarcérer à la prison de Fresnes, où il est mis au secret et battu à maintes reprises par des FTP qui l'incriminent de « commerce avec l'ennemi ». Sa santé se dégrade rapidement, il est laissé sans soins et se plaint d’être battu pendant la nuit. Sa femme, Christiane Renault, réussit à le faire examiner début octobre par un médecin qui diagnostique une vertèbre cervicale fracturée ainsi qu'une crise d'urémie aiguë. Il est alors transféré dans l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard à Neuilly sur Marne, puis le 9 octobre à la clinique Saint-Jean-de-Dieu, rue Rousselet à Paris, où il serait sorti un instant du coma pour murmurer à son épouse : « Et l’usine ? » Il décède le 24 octobre 1944 à l'âge de 67 ans, un mois après son incarcération.
L'instruction menée en 1956-1957, à la suite de la plainte contre X pour assassinat déposée par Christiane Renault, n'a permis de connaître que partiellement les conditions de sa détention et les mauvais traitements subis à la prison de Fresnes. Dans le contexte de l'épuration, la mort de Louis Renault ne causa que peu d'émotion.
Louis Renault est inhumé à Herqueville dans l'Eure.
- NationalisationLe 16 janvier 1945, trois mois après la mort de Louis Renault, une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française présidé par le général de Gaulle prononce la dissolution de la société Renault et sa nationalisation sous le nom de « Régie nationale des usines Renault ». Dans l'exposition des motifs, Louis Renault était accusé de manière vague. Les auteurs de l'ordonnance avaient estimé, lors de la préparation du texte, qu'un tel acte serait « exorbitant du droit commun ». Avant même la publication de l'ordonnance, le directeur, René de Peyrecave, qui avait eu la responsabilité effective de l'usine pendant l'occupation, et qui la revendiquait, est mis en liberté provisoire. En 1949, il obtient un non-lieu.
Le 29 juillet 1967 une loi a reconnu le droit à l'indemnisation partielle de Jean-Louis Renault, unique héritier direct de Louis Renault vis-à-vis de biens personnels non industriels.
En 1982, un résistant de l'Organisation civile et militaire et cadre de l'entreprise, Robert de Longcamps, réclame en vain la réhabilitation de Louis Renault « injustement accusé de collaboration avec l'ennemi », mais sa lettre au garde des Sceaux, Robert Badinter, reste sans réponse. Le centralien Pierre Lefaucheux, ingénieur membre de la résistance, est nommé directeur général de la nouvelle régie nationale.
D'après l'acte de nationalisation, « C’est en connaissance de ces faits (prestations pour l’armée allemande) et en pleine connaissance des préjudices qu’ils ont causés au pays, que le gouvernement a décidé de procéder à la nationalisation de ces usines… ». Et pourtant, au même moment, le commissaire du gouvernement met René de Peyrecave, P-DG des usines Renault, en liberté provisoire, en estimant que « l'entreprise avait travaillé sous la contrainte et sans zèle pour l'occupant ».
En 2011, sept des petits-enfants de Louis Renault engagent une procédure afin d'obtenir une indemnisation du préjudice causé par la nationalisation. Ils tentent de faire valoir la question prioritaire de constitutionnalité, en arguant du fait que l'ordonnance N° 45-68 du 16 janvier 1945 qui institue la nationalisation serait contraire aux droits fondamentaux, de la propriété notamment. Ils sont déboutés le 11 janvier 2012 : Le Tribunal de grande instance de Paris se déclare incompétent pour statuer sur leur demande. Leurs avocats ont annoncé qu'ils feraient appel. Le 21 novembre 2012, la cour d'appel de Paris confirme la décision du tribunal de grande instance de Paris et se déclare incompétente
Une version contradictoire de ton texte surtout sur les débuts de la 4cv (en gras)... Source Caradisiac. Seule nouveauté de l’immédiat après-guerre, la 4 CV est la grande vedette du premier Salon de Paris en 1946. Arrivant après des années de frustration, elle symbolise un nouvel appétit de vivre et un désir effréné de rattraper le temps perdu. Economique, cette bonne à tout faire devient rapidement l’une des "reines des populaires". En permettant à plusieurs générations de Français de goûter aux joies de l’automobile.
"Elle est grande, cette petite !"
La production d’une voiture à vocation populaire commence au milieu des années trente. La volonté de démocratiser l’automobile et les premiers congés payés donnent des idées aux constructeurs qui prennent, dans le même temps, une véritable dimension industrielle. A l’époque où Citroën lance le projet de son TPV ("Très Petit Véhicule", qui aboutira dix ans plus tard à la 2 CV), Louis Renault revient fortement impressionné du Salon de Berlin de 1939. Il vient de découvrir la Coccinelle et décide de reprendre les grandes lignes du projet. Très vite, comme sur la Volkswagen, la solution du moteur arrière, gage d’une bonne habitabilité dans un espace restreint, est retenue. Louis Renault ordonne alors la construction d’un petit quatre cylindres culbuté qui tourne au banc pour la première fois le 7 février 1942.Construite sous licence par Hino, la 4 CV Japonaise se distingue par une finition soignée, sa conduite à droite et ses pare-chocs enveloppants. Environ 50 000 modèles furent produits de 1953 à 1963.
Echappant miraculeusement à un bombardement visant les Usines Renault, le prototype effectue ses premiers tours de roue en janvier 1943. Si sa silhouette peut revendiquer un Oscar de laideur, ses aptitudes dynamiques donnent en revanche entière satisfaction. Avec son petit 760 cm3, il atteint 84 km/h sur le plat et réussit à grimper la difficile cote des Gardes (un dénivelé de 17 % ), à Meudon, en quatrième vitesse avec quatre personnes à bord (la voiture de série n’aura droit qu’à une boîte 3 vitesses).
En dépit de l’interdiction des autorités d’occupation de poursuivre le développement et de la préférence de Louis Renault pour un projet de berline 11 CV un second prototype est assemblé au début de l’année 1944. Cette fois, la 4 CV a trouvé sa personnalité. Ses lignes préfigurent très largement le futur modèle de série.
Après les tourbillons de la Libération et de la nationalisation, c’est Pierre Lefaucheux, nouveau président de la Régie, qui finira par donner le feu vert pour la production de la 4 CV. Pendant que la mise au point des modèles de pré-série, équipés désormais de quatre portes s’accélère, Lefaucheux prend le pari de commercialiser la 4 CV au 1er juillet 1947. Il envisage même une production de 300 exemplaires par jour. Un défi jugé complètement fou à l’époque. Et pourtant, en se dotant des premières machines automatisées européennes, Renault va presque tenir ses délais. La première 4 CV de série descend des lignes de montage de l’Ile Seguin le 12 août 1947.
Toute ronde et sympathique, la 4 CV connaît un succès immédiat auprès d’un large public qui retrouve en elle un petit goût de Front Populaire et de congés payés à peine savourés. Pendant près de vingt ans, elle sera de toutes les lointaines expéditions familiales vers la mer et le soleil ou des simples pique-niques au bord des rivières poissonneuses. Cette paisible dévoreuse de départementales se transformera aussi en une véritable bête de course. De la Coupe des Alpes aux 24 heures du Mans en passant par les légendaires Mille Miles, la 4 CV se forgera un inestimable palmarès.
Autant d’aptitudes qui vont inciter de nombreux carrossiers à développer de multiples versions spéciales. Séduisantes ou parfois torturées mais toujours originales, elles sont toutes fières de fêter les cinquante printemps de cette grande dame.